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(28 septembre 2012) - Les chiffres de l’emploi et de la situation sociale dans l’Union européenne sont restés très préoccupants au deuxième trimestre 2012. Globalement, le chômage a augmenté, mais son évolution a été très inégale selon les États membres; la situation financière des ménages s’est également détériorée et la pauvreté touchant les enfants a progressé.

L’Union subit la récession ou la frôle depuis fin 2011 et le climat économique général est à son plus bas niveau depuis trois ans. Dans ce contexte, la probabilité de trouver un emploi reste faible, par comparaison avec les années qui ont précédé la crise. Au premier trimestre 2012, ce sont les salariés grecs et autrichiens à plein temps qui ont travaillé le plus grand nombre d’heures, à l’inverse de leurs homologues finlandais, italiens et irlandais.

Ces observations font partie des principales conclusions de la dernière Revue trimestrielle sur l’emploi et la situation sociale. Ill est particulièrement inquiétant de constater que le chômage continue de gagner du terrain; il a atteint un niveau record, puisqu’il touche désormais 25,3 millions de personnes, soit 2,6 millions de plus (+ 11,6 %) qu’en mars 2011. Son taux s’établit, pour l’ensemble de l’Union, à 10,4 % de la population active; il a grimpé dans dix-sept États membres et les écarts se sont à nouveau creusés entre les pays plus performants et les pays dits «périphériques». Il existe à présent un écart inédit de 20,6 points de pourcentage entre le taux de chômage le plus faible de l’Union (Autriche, 4,5 %) et le taux le plus élevé (Espagne, 25,1 %).

L’économie a continué de croître dans quelques-uns des grands États membres (Allemagne, France et Pologne), alors qu’elle a poursuivi sa baisse dans d’autres (Italie et Royaume-Uni). Au deuxième trimestre 2012, l’activité économique et l’emploi se sont fortement contractés en Espagne et au Portugal.

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