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(30 janvier 2013) - Après les «printemps arabes» et les autres mouvements contestataire qui avaient provoqué des hausses et des chutes en 2011, le Classement mondial de la liberté de la presse 2013 publié aujourd'hui par Reporters sans frontières marque un retour à une configuration plus habituelle.

Le rang d’un grand nombre de pays est moins lié à l’intensité de l’actualité politique. Ainsi, avec le Classement 2013, apprécie-t-on mieux l’attitude et les intentions des régimes vis-à-vis de la liberté de la presse à moyen ou à long terme.

En tête du classement, les trois pays européens qui occupaient les premières places en 2012 composent à nouveau le trio de tête. Pour la troisième fois consécutive, la Finlande se distingue comme le pays le plus respectueux de la liberté de la presse. Elle est suivie par les Pays-Bas et la Norvège. Même si sont pris en compte de nombreux critères, les violences exercées contre les journalistes comme le cadre juridique, les pays démocratiques occupent la partie haute du classement. Tout en bas, trois pays dictatoriaux composent le “trio infernal”. Il s’agit des mêmes que l’an dernier, le Turkménistan, la Corée du Nord et l’Érythrée.

À l’occasion de la publication du Classement mondial 2013, Reporters sans frontières publie pour la première fois un indice annuel de la liberté de la presse. Par la création de cet indicateur inédit, Reporters sans frontières se dote d’un outil analytique de la performance globale des États, permettant de mesurer l’état général de la liberté d’informer. Grâce aux nouvelles technologies et à l’interdépendance des États et des populations, la liberté de production et de circulation de l’information ne saurait être appréciée sans une mesure à l’échelle planétaire. En 2013, l’indice s’élève à 3395 points, un chiffre de référence pour les années à venir.

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