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(18 février 2020) - Dans la dernière proposition pour le budget à long terme de l’UE, le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER) apparaît drastiquement réduit.

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© Ambiente

Charles Michel, le président du Conseil européen, a proposé le 14 février d’étoffer quelque peu le cadre financier pluriannuel (CFP) par rapport projet qu’avait présenté la présidence finlandaise de l’UE. Il souhaite le faire passer de 1,067% du revenu national brut (RNB) de l’UE 27 à 1,074% du RNB européen. Cela se traduit par un nouveau plafond de dépenses de 1 094 milliards d’euros.

Dans ce dernier projet de budget, les fonds alloués à la rubrique «ressources naturelles et environnement» totalisent 354,1 milliards d’euros. Elles comprennent également le Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche (FEAMP, l’équivalent de la PAC pour la pêche) et le programme d’action climatique LIFE.

Selon la proposition, l’enveloppe budgétaire du premier pilier de la PAC (paiements directs aux agriculteurs) s’élève à 256,7 milliards d’euros, soit une augmentation de 2,5 milliards d’euros par rapport au montant prévu dans la proposition de la Commission sur la PAC et dans celle de la présidence finlandaise.

En revanche, l’argent frais consacré au deuxième pilier de la PAC (développement rural) totalise 72,5 milliards d’euros, soit 7,5 milliards d’euros de moins que ce qui figurait dans la proposition finlandaise. Une telle diminution contrecarre également les efforts déployés par la présidence finlandaise pour allouer 10 milliards d’euros supplémentaires aux fonds de développement rural. Dans la proposition de la Commission, l’aide au développement rural a diminué de 28% par rapport au budget de la PAC 2014-2020, alors que le premier pilier n’a diminué que de 11%.

Parmi les instruments présentés par Charles Michel pour faciliter la négociation figure également une mesure qui permet d’assurer une flexibilité accrue dans le transfert entre les deux piliers de la PAC.

Le président du Conseil européen propose de transférer 20% des paiements directs du premier pilier vers les programmes de développement rural du deuxième pilier, contre seulement 15% dans les projets de budget de la présidence finlandaise et de la Commission.

En outre, le taux maximum de cofinancement communautaire pour les programmes de développement rural est passé de 70 à 75%, mais uniquement pour les régions les moins développées d’Europe. (EurActiv)

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