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(31 mars 2020) - La commissaire européenne Ursula von der Leyen a averti que les mesures d'urgence prises par les pays de l'UE pour lutter contre les coronavirus devaient être «limitées», une référence voilée au dirigeant hongrois Viktor Orbán qui a utilisé la pandémie pour s'emparer de pouvoirs étendus.

Viktor Orban
© tiburi

«La démocratie ne peut pas fonctionner sans des médias libres et indépendants», a insisté Mme von der Leyen dans une déclaration aujourd'hui. Même si elle n'a pas explicitement nommé la Hongrie, sa déclaration peut néanmoins être considérée comme une réprimande à l'adoption par Orbán d'un «gouvernement par décret». «Toute mesure d'urgence doit être limitée à ce qui est nécessaire et strictement proportionné. Elles ne doivent pas durer indéfiniment», a déclaré Mme von der Leyen.

Le Parlement hongrois a approuvé lundi un projet de loi donnant à Orbán les nouveaux pouvoirs considérables dont il dit avoir besoin pour lutter contre la nouvelle pandémie de coronavirus. Les critiques, tant au niveau national qu'international, ont condamné la «loi de défense contre le coronavirus», affirmant qu'elle donne à Orbán un pouvoir inutile et illimité et qu'elle est un moyen de consolider sa position plutôt que de combattre le virus.

En Bulgarie, le gouvernement de Boyko Borissov, un admirateur d'Orbán, a proposé une loi controversée similaire à celle de la Hongrie, imposant des peines de prison à ceux qui diffusent de fausses nouvelles sur les maladies infectieuses. Suite à la pression du président Rumen Radev et à un tollé politique, les textes controversés ont été retirés. (EurActiv)

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